C’est la question que tout le monde se pose en bourse. Et c’est aussi, je dois vous le dire honnêtement, la mauvaise question.
Pas parce qu’elle n’est pas légitime — elle l’est. Elle part du principe qu’il serait possible de prévoir quelles actions vont monter. Or personne ne le peut.
Personne ne le sait. Ni les analystes de Goldman Sachs, ni les gérants de fonds les mieux payés du monde, ni les algorithmes les plus sophistiqués. La recherche académique est formelle là-dessus : les prévisions de cours boursiers à court terme ne font pas mieux que le hasard.
La bonne question, celle qui change tout, c’est : quelles actions montent déjà ?
Pourquoi chercher à prédire est une impasse
Quand on cherche « les actions qui vont monter », on cherche généralement un signal fondamental — des résultats attendus, un produit révolutionnaire, une valorisation attractive. On parie sur l’avenir.
Le problème : le marché est composé de millions d’investisseurs qui ont accès aux mêmes informations que vous. Si une action semble sous-valorisée, c’est souvent parce que d’autres voient un risque que vous ne voyez pas. Si les résultats d’une entreprise semblent excellents, ils sont déjà dans le cours.
J’ai passé des années à chercher « les bonnes actions ». J’ai analysé des bilans, lu des rapports annuels, suivi des analystes. Les résultats n’étaient pas à la hauteur du temps investi — et surtout, je prenais mes décisions avec une conviction personnelle impossible à remettre en question objectivement.
Ce qui a tout changé, c’est quand j’ai arrêté de chercher à prévoir et que j’ai commencé à observer.
Le momentum : investir sur ce qui monte déjà
Le principe du momentum est documenté dans des centaines d’études académiques depuis les années 1990. Il tient en une phrase : les actifs qui ont le mieux performé sur les 3 à 12 derniers mois ont tendance à continuer de surperformer dans les mois suivants.
Ce n’est pas de la magie. C’est de la psychologie de marché. Quand une action monte, les investisseurs institutionnels renforcent leurs positions. Les médias en parlent davantage. Les investisseurs particuliers l’achètent. La dynamique s’auto-entretient — jusqu’à ce qu’elle s’épuise.
Le momentum ne prédit pas l’avenir. Il exploite une tendance observable dans le présent.
Concrètement, comment trouver les actions qui ont le meilleur momentum en ce moment ?
Les outils concrets pour identifier les actions en momentum
1 — Les screeners boursiers
Un screener est un outil qui filtre les actions selon des critères que vous définissez. Pour le momentum, les critères clés sont : performance sur 3 mois, 6 mois, 12 mois. Parmi les screeners accessibles gratuitement : TradingView, Boursorama Screener, ou Finviz (pour les marchés américains).
Vous cherchez les actions qui combinent : forte performance récente + tendance haussière sur plusieurs horizons temporels + volume en hausse.
2 — Le classement par performance relative
Plutôt que de regarder une action isolément, comparez-la à ses pairs. Une action qui monte de 15 % dans un secteur qui monte de 5 % montre une force relative positive — elle surperforme son univers. C’est ce signal-là qui est exploitable.
3 — L’analyse graphique simple
Pas besoin d’indicateurs complexes. Une action en momentum présente généralement une caractéristique visuelle simple : elle est au-dessus de sa moyenne mobile à 200 jours, et cette moyenne pointe vers le haut. Ce filtre élimine la majorité des situations délicates.
Le piège à éviter : chasser la performance passée sans méthode
Attention : le momentum a une limite importante. Une action qui a beaucoup monté n’est pas automatiquement une bonne action à acheter maintenant. Le momentum, ça s’achète tôt dans la dynamique — pas en fin de course.
C’est pourquoi il faut une méthode systématique, pas une sélection au cas par cas. Les questions à se poser avant d’acheter une action « qui monte » :
- La tendance est-elle récente ou déjà très étendue ?
- Le marché dans son ensemble est-il en tendance haussière ?
- Où placer mon stop si je me trompe ?
- Quelle part de mon portefeuille est-ce que j’alloue à ce titre ?
Sans règles claires sur ces quatre points, le momentum devient du simple FOMO — la peur de rater la prochaine hausse. C’est l’une des causes majeures de pertes chez les investisseurs particuliers.
Comment j’applique ça concrètement
Chaque mois, je classe mes actifs selon leur performance récente. Les plus forts restent ou entrent en portefeuille. Les plus faibles sortent. Je ne cherche pas à deviner ce qui va monter — je me positionne sur ce qui monte déjà, et je sors de ce qui décroche.
Ce processus prend 15 à 30 minutes par mois. Il n’y a aucune analyse fondamentale, aucune lecture de rapport trimestriel, aucune conviction personnelle à défendre.
Le résultat : je suis presque toujours investi sur les actifs les plus porteurs du moment — sans avoir eu besoin de les « trouver » au sens où on l’entend habituellement.
LÉONARD : le classement momentum fait automatiquement
LÉONARD fait exactement ce travail de classement chaque mois — sur un univers d’ETF, d’actions et de secteurs que j’ai sélectionnés. Vous voyez directement lesquels sont en signal Acheter, lesquels sont en Conserver, lesquels passent en Vendre.
Pas de screener à paramétrer, pas de calcul à faire. Le signal est là, une fois par mois.
👉 Découvrir LÉONARD — essai gratuit 30 jours
Questions fréquentes
Est-il vraiment possible de trouver les actions qui vont monter ?
Non — pas au sens de la prévision. Personne ne peut savoir avec certitude qu’une action va monter. En revanche, on peut identifier des actions qui montrent une dynamique positive et s’y positionner de façon systématique. C’est fondamentalement différent : on réagit à ce qui existe, on ne parie pas sur ce qui pourrait arriver.
Le momentum fonctionne-t-il vraiment ?
C’est l’une des anomalies de marché les mieux documentées en finance. Des études comme celles de Jegadeesh et Titman (1993) ou Asness (1994) montrent que les stratégies momentum surperforment les indices sur longue période. Rien n’est infaillible. La robustesse statistique se confirme sur des horizons de 10 à 20 ans.
Combien de temps faut-il passer à chercher les bonnes actions ?
Avec une approche momentum systématique, 15 à 30 minutes par mois suffisent. Le temps que vous économisez en n’analysant pas chaque résultat trimestriel, chaque news, chaque rapport annuel est considérable — et votre performance s’en trouve généralement améliorée, car vous décidez moins à chaud.
Faut-il être expert pour appliquer le momentum ?
Non. Le principe est simple : comparer les performances récentes, garder les meilleurs, sortir des moins bons. Un screener basique ou un outil dédié comme LÉONARD fait ce travail automatiquement. L’expertise n’est pas dans l’analyse — elle est dans la discipline à suivre les règles même quand l’instinct dit autre chose.
Le momentum marche-t-il sur les ETF autant que sur les actions ?
Oui — et souvent mieux, car les ETF sont plus diversifiés et moins volatils que les actions individuelles. Appliquer le momentum sur un univers d’ETF sectoriels ou géographiques permet de capter les grandes tendances de marché avec moins de risque spécifique.
Pour aller plus loin :
- Trader moins pour gagner plus — la règle des 20/80 en bourse
- Comment investir en bourse sans y passer des heures
- La règle des pourcentages pour gérer son risque
- Pourquoi votre instinct vous coûte de l’argent en bourse
⚠️ Nos contenus sont fournis à titre informatif et ne constituent pas un conseil en investissement. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Tout investissement comporte un risque de perte en capital.
Laisser un commentaire